« Droit de réponse » à l’article paru dans le Messager du 25 décembre 2025

« Tout pareil, mais en mieux… » C’est a priori la meilleure façon de résumer le programme de la liste « En avant… » conduite par M. CALLAY.  En clair, il se propose de reprendre celui qu’il a porté avec ses anciens colistiers de 2020, mais en se faisant fort de le mener à terme. Un paradoxe quand on sait que près de la moitié de ceux qui l’accompagnent aujourd’hui, sont issus de l’opposition municipale de ces six dernières années… Alors, qu’en est-il de ses « propositions » rapportées par le Messager du 25 décembre ?

Il souhaite tout d’abord « augmenter les espaces verts, maîtriser le développement urbain et limiter l’emprise du béton… ». S’il n’avait pas abandonné son mandat en 2022, il saurait que le PLU de la commune a été réécrit en ce sens, il y a trois ans, et que l’ensemble des partenaires associés ont salué son caractère ambitieux et vertueux. Il saurait également que durant les six dernières années les parcs du Foron, des Pottières et le square Debussy ont été ouverts au public, et que le projet de parc du Villeventus est déjà bien engagé. Nous attendons actuellement les propositions du paysagiste-concepteur qui a été mandaté pour transcrire les souhaits des citoyens qui ont été associés à sa création. 

Il insiste ensuite sur la sécurité en plaidant pour une police municipale « visible et présente sur le terrain…». Nos agents, qui interviennent 6 jours sur 7 au profit de nos concitoyens, apprécieront sans doute… Il leur est toutefois physiquement impossible d’être présents partout et simultanément sur l’ensemble de notre territoire. Nous tenons également à rappeler que lorsqu’on agite des chiffres et des diagrammes alarmistes sur la sécurité dans la commune, il est souhaitable de préciser que la lutte contre la délinquance, les trafics ou les cambriolages relèvent des pouvoirs et missions de la police nationale, et non de ceux du Maire… La sécurité et la tranquillité des citoyens sont des sujets importants qui méritent mieux que des promesses en l’air et du « ya qu’à, faut qu’on ».

Quant à ses assertions concernant « des budgets voirie non utilisés », peut-être aurait-il dû fréquenter plus régulièrement la commission des finances municipales avant de s’avancer. La réfection d’une rue, ou de n’importe quel espace ou bâtiment public, n’est malheureusement pas qu’une question de budget ou de volonté. Toutes ces interventions relèvent de procédures et d’interactions complexes entre les différents partenaires de la commune (collectivités, services et entreprises) qui sont effectivement génératrices de délais et souvent de frustrations. Ces règles et délais sont pourtant incontournables dès lors qu’il s’agit de l’action et de la bonne gestion de l’argent public.

Que dire également de sa promesse de recruter des « médecins salariés de la commune » en zone frontalière ? De sa volonté de créer « des animations populaires créatrices de lien social… » alors qu’il n’est apparu ni à la Place aux Marmots, ni à Ville en Fête, ni aux fêtes de quartier de Près des Plans, ni aux manifestations organisées par la commune toutes ces années. 

Enfin, pour ce qui est de la « réflexion sur les mobilités douces » qu’il annonce, il serait bien inspiré de consulter le « Plan de mobilité » qui a été finalisé cette année et validé par les communes voisines et Annemasse Agglo, avant de prétendre réinventer l’eau chaude…

Il est de coutume durant une campagne électorale de faire quelques effets d’annonces, c’est de bonne guerre, mais lorsqu’on prétend incarner un changement, il est aussi important de proposer des options et des alternatives réalistes. Les trois ou quatre anciens conseillers de l’opposition qui accompagnent M. CALLAY seraient bien inspirés de le lui rappeler avant qu’il ne s’engage trop dans des promesses qu’il ne pourra pas tenir… 

Nous rappelons que plusieurs colistiers ont siégé pendant 6 ans au sein du Conseil Municipal, période pendant laquelle 94% des délibérations ont été validées À l’UNANIMITÉ. Si l’action de notre équipe était aussi catastrophique qu’ils l’indiquent subitement et de façon purement électoraliste, pourquoi ces élus ont-ils voté les décisions qui leur étaient proposées ? Pourquoi n’ont-ils pas proposé des idées alternatives et des solutions magiques puisqu’ils semblent subitement en avoir ? Être élu(e) au sein d’une collectivité, cela sert avant tout à ça, à trouver des solutions réalistes face aux sujets d’actualité et aux besoins à plus long terme !

La gestion d’une commune telle que la nôtre et la résolution des problématiques auxquelles toute collectivité est confrontée méritent mieux que des solutions à la va-vite. Et dans un contexte budgétaire sensible, il serait également intéressant de voir quel impact les solutions annoncées peuvent avoir sur les finances publiques et la fiscalité locale. En réunion publique, dire que l’on investit telle ou telle somme est facile et ne coûte rien. Dans la vraie vie, il faut savoir trouver les budgets adéquats et savoir si les citoyens auxquels on a fait de belles promesses sont prêts à voir leurs impôts locaux augmenter significativement pour financer les soi-disant solutions qui vont tout régler.

Notre équipe accepte le fait que tout n’est pas parfait et – c’est d’ailleurs le sens de notre engagement pour solliciter un nouveau mandat – qu’il reste des sujets à améliorer. Nous avons en revanche l’avantage d’avoir été aux commandes, d’avoir montré que nous pouvions faire avancer notre commune, améliorer le quotidien tout en maîtrisant les grands équilibres budgétaires et sans racketter fiscalement les ménages.